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mardi 10 décembre 2013

Ma grenouille allergique : bilan des deux ans

La grenouille a deux ans. Elle a donc été re-testée pour ses allergies (au lait, à l'oeuf et à l'arachide …  ainsi qu'au chat et au chien). Prise de sang … résultats : elle est toujours allergique. Forcément, à chaque examen, on espère un peu que ça soit fini ou plutôt qu'au moins une de ses allergies ait "disparu". Mais non, rien de nouveau sous le soleil. Il va toujours falloir faire hyper attention à ce qu'on lui donne à manger, à ce qu'on touche, à ce que les gens ne lui donnent pas de gâteaux (au parc souvent) ou de bonbons (dernièrement c'était le Père Noël dans une grande surface, ou comment passer pour un monstre)

Enfin, non, j'exagère, il y a un peu de nouveau : elle n'est plus allergique au chien. Oué, super, sauf qu'honnêtement, on s'en fout un peu. Mais bon, c'est déjà ça.

Sauf que j'ai aussi oublié de vous préciser dans les nouveautés que la grenouille ne se contente plus maintenant de faire de l'urticaire (quoique ceci n'arrive que très rarement depuis que nous sommes hyper vigilants). En effet, elle a ajouté une corde à son arc : l'asthme. Nous avons cependant encore du mal à identifier le facteur déclenchant. Pour l'instant, il semblerait que les crises soient plutôt déclenchées par la fatigue et un épisode de stress, et les épisodes d'asthme (sur plusieurs jours) par un rhume associé à un temps humide. Rien qui ne soit a priori lié à ses allergies. Mais bref, du coup, vu que cela s'est produit plusieurs fois depuis la début de l'automne, la grenouille est sous traitement de fond.

J'ai discuté avec la pédiatre du bilan allergique de la grenouille, savoir ce qu'il en était et de ce qu'il allait advenir. Il s'avère que la grenouille n'est pas simplement allergique, bah non, ça serait pas rigolo. Elle est en fait super allergique, aux dires de la pédiatre qui a rarement vu une gamine de cet âge avec de tels résultats, notamment en ce qui concerne le lait. Et là, tu as envie de dire : youhou, youpi, j'ai tiré le gros lot ! Aucune ré-introduction (ou devrais-je dire simplement introduction d'ailleurs, puisque la grenouille n'a quasiment jamais mangé aucun des aliments auxquels elle est allergique … oui, c'est d'une logique imparable, on est d'accord) avant que les résultats des prises de sang (la prochaine aura lieu pour ses trois ans) ne soient négatifs, ainsi que les potentiels tests cutanés, et cette ré-introduction se fera en milieu hospitalier sous surveillance médicale. Autant te dire qu'on n'est pas sorti de l'auberge ...


C'est la vie, ça n'est pas dramatique en soi, la grenouille est en bonne santé et a l'air de s'accommoder de la situation et de toute façon nous n'avons pas le choix, mais sincèrement, ça me fout un peu les boules. J'ai de la peine pour ma puce quand je suis obligée de refuser le bonbon qu'on lui tend, quand elle passe devant le rayon des gâteaux ou devant les pâtisseries à la boulangerie en disant : "moi, je peux pas manger ça". Même si pour elle cela ne dépasse pas le simple constat, qu'il n'y a pas une once de tristesse dans sa voix, moi, ça me fait un pincement au coeur à chaque fois. Ca me fait mal aux tripes quand je me dis qu'elle va devoir prendre ces médicaments tous les jours, alors qu'elle est si petite; quand j'imagine sa rentrée à l'école et que je me dis qu'elle fera surement l'objet d'un PAI (comme c'est déjà le cas à la crèche) et qu'elle ne pourra pas manger à la cantine comme ses copains … Et puis aussi, je me dis que ce n'est pas juste : j'ai suivi les recommandations pour la diversification alimentaire, j'ai allaité ma grenouille longtemps alors que cela est censé réduire les risques d'allergie (et j'ai presque envie de dire : heureusement ! parce que sinon je ne sais ce que ça serait !), j'essaie de tout faire au mieux pour ma grenouille … et voilà le résultat !

Mais ce qui me frappe le plus dans cette expérience, c'est le sérieux et la maturité (oué, c'est un peu fou d'utiliser ce mot pour une gamine de deux ans !) dont la grenouille fait preuve, la conscience qu'elle a de ses allergies et à quel point elle est raisonnable. Elle ne râle jamais si elle veut un bisou et qu'on lui dit qu'on ne peut pas lui en faire parce qu'on a mangé du fromage. Elle peut faire la liste de ce qu'elle n'a pas le droit de manger. Parfois quand elle regarde un livre et qu'elle voit du fromage ou un oeuf elle dit : "ça, c'est du fromage / un oeuf, c'est pas bon, moi, peux pas manger". Elle ne fait jamais de caprice quand je dis à quelqu'un qui lui tend un bonbon que c'est gentil mais qu'elle ne peut pas le manger. Elle a tendance à être assez méfiante envers ce qui est nouveau et cherche toujours notre regard pour savoir si elle peut manger ce qu'on lui propose. Elle ne se sert quasiment jamais toute seule sur un buffet ou une table basse, et j'en passe ... Mais le jour où elle m'a le plus bluffée et où je me suis vraiment rendu compte qu'elle avait conscience de ses allergies et qu'elle était vigilante elle aussi, c'est un jour où j'avais fait de la cade. Elle en avait déjà mangé chez une amie et avait adoré. Je lui en tends donc un bout et je vois qu'elle le prend mais hésite à le manger, elle ne dit rien mais ne le mange pas. Pour ceux qui ne connaitraient pas la cade, il s'agit d'une sorte de galette à base de farine de pois chiches cuite au four et qui a donc un aspect gratiné. Je lui demande ce qui se passe et là elle me dit en me montrant le côté gratiné "Maman, fromage ?". Après lui avoir assuré qu'il n'y avait pas de fromage et qu'elle pouvait manger sans problème, elle s'est régalé et en a réclamé plusieurs fois. 
C'est assez impressionnant de voir une si petite fille avoir conscience du danger et ne pas chercher à braver cet interdit.

Je crois que ce petit bout de nana n'a pas fini de m'étonner.

Et vous, comment réagissent vos grenouilles face à leurs allergies ou à leurs problèmes de santé ?

jeudi 20 juin 2013

La flippée de la cacahuète

La grenouille est allergique à l'arachide, aux peanuts, aux cacahuètes quoi. Bien que cela ne soit pas handicapant outre mesure au quotidien, cela devient une autre affaire lorsqu'arrive le temps des apéros, barbecues et autres picnics entre amis. Surtout lorsque tu es une flippée, une psychopathe comme moi et que la présence de la moindre cacahuète dans un rayon de 300 mètres te fait dresser les cheveux sur la tête.

Pourquoi flipper autant ? Tu me diras, y'a pas mort d'homme, déstresse ! Et je te répondrai : y'a pas, mais ça pourrait. J'ai entendu tout un tas d'histoires "terrifiantes" sur le sujet (oui, il t'en faut pas beaucoup pour te "terrifier" quand tu es maman). Tout d'abord, la pédiatre qui me dit que l'allergie à l'arachide est une des plus embêtantes car elle est plus persistante et qu'il n'y pas de lien ou de cohérence dans les réactions d'une fois sur l'autre. Autant dire qu'en présence de cacahuète, ton petit peut simplement avoir quelques plaques rouges ou se mettre à enfler comme un poisson lune avec détour par les urgences. Puis il y a eu cette histoire racontée par ma mère, dont une amie avait reçue une amie (oui, on ne peut pas dire qu'il y ait un réel lien de proximité entre cette personne et moi, mais on n'est pas encore dans la légende urbaine) pour l'apéro. Apprenant que la fille de cette dernière, qui est allergique à l'arachide, était finalement de la partie, l'hôte retira les cacahuètes qu'elle avait préalablement sorties. Le danger était écarté, tout allait bien. Mais voilà que, pendant la soirée, la petite se met à enfler. Et les mamans de chercher la cause d'une telle réaction : les petites de l'hôte avaient touché les cacahuètes avant que leur mère ne les range et avaient joué avec une corde à sauter de laquelle la petite allergique s'était saisi plus tard dans la soirée. Réaction en chaine. Résultat : une petite qui se prend pour un ballon de baudruche. Et qui n'a jamais entendu cette histoire de la tante Gertrude dont l'amie est morte étouffée après avoir enflé suite à une réaction allergique aux poils d'ornithorynque ? 



Tu comprends mon psychotage maintenant ? Non ? C'est pas grave. Toujours est-il que dès que je vais quelque part avec la grenouille, apéro, pot de départ ou de fin d'année, picnic, je scrute toujours les environs à la recherche de la cacahuète tueuse ou du "curly" de malheur. Au risque de passer bien souvent pour la mère chiante et overprotectrice.

- "Oui, allo, Bidulle ? On vient bien à ton apéro demain soir mais, s'il te plait, tu pourrais éviter les cacahuètes (sous-entendu "ou je te les fais bouffer par les yeux") ?"

- Lors d'un apéro avec des amis, le fils d'une copine a mangé des gâteaux aux cacahuètes et s'approche dangereusement pour jouer avec la grenouille
"Machine, je suis vraiment désolée, mais ton loulou a mangé de la cacahuète. Ça t'embêterait pas de lui laver les mains s'il te plait ?" (à moins que tu ne préfères que je lui coupe les mains)

- Lors du pot de fin d'année avec mes élèves : une élève qui s'approche pour toucher la grenouille
Moi : "T'as mangé des curly ?"
Elle : "Euh … Oui"
Moi : "Tu la touches PAS" (avec un regard de "fais un pas de plus et je te mords")

- Avec le Daddy, qui adooooore les M&Ms
"T'as mangé des M&Ms ? Tu ne touches plus rien, non, pas la télécommande, le plaid non plus, les mains en l'air. Et quand tu as fini, tu vas te laver les mains et les dents et tu te frottes la bouche au savon noir !" (J'exagère … à peine)

Oui, la psychose de la cacahuète me transforme en tyran domestique, et la cacahuète n'a pas droit de cité chez moi ni dans mon espace vital.

Mais bon, c'est pour la bonne cause non ?

Sinon, vous pouvez toujours nous inviter à l'apéro. Juste virez les cacahuètes !!!

Et vous comment gérez vous les allergies de votre grenouille ?

mercredi 27 mars 2013

Voilà, c'est fini (ou récit d'un sevrage)

Voilà, une page se tourne … ou alors est-ce la continuation logique des choses ? Un grand pas de plus vers l'indépendance à laquelle semble aspirer la grenouille.

Cette nouvelle étape a commencé voilà trois semaines. Une tétée du goûter remplacée discrètement par un yaourt (de soja, de riz ou d'avoine). Sans heurt. Sans même un pleur.

Puis il y a deux semaines, c'est la tétée du soir qui a disparu. Remplacée, elle, par un verre de boisson végétale.

Il faut dire que ces deux tétées, celle du goûter et du soir, la grenouille ne les réclamait jamais. Elles faisaient simplement partie du repas. J'appréhendais plus celle du matin. Celle où j'emmenais la grenouille, les yeux encore plein de sommeil, dans notre lit, où elle enlevait sa sucette en pointant du doigt ma poitrine. Cette tétée câlin où elle était tout contre moi, pas vraiment réveillée, et après laquelle, le ventre bien plein, elle se rendormait à côté de moi.

Et ce week-end, la dernière tétée. Dimanche matin. Initialement, ça aurait du être le samedi matin. Mais je n'ai réalisé que le vendredi dans la journée que la tétée que j'avais donné le matin même devait être la dernière. Et je n'étais pas prête. Psychologiquement pas prête. Il me fallait avoir pleinement conscience et savourer ce dernier moment de peau à peau. Ce dernier bout de bébé. Pour lui dire au revoir. Et accueillir sereinement cette petite fille qu'est devenue ma grenouille.


C'est donc avec un pincement au coeur et une légère appréhension que je suis allée la chercher le dimanche matin dans sa chambre. Elle m'a tendu les bras, et nous sommes allées ensemble dans la cuisine pour faire réchauffer ce biberon, ce nouvel objet qui rentrait dans notre vie et dans nos rituels. Elle n'a montré aucun signe de surprise ou d'incompréhension. On a attendu que le biberon soit chaud, elle blottie dans mes bras, puis elle a tendu les bras pour attraper ce qui allait désormais la nourrir. C'est elle qui le tenait pendant que nous allions dans la chambre, toute fière. Nous nous sommes installées, comme à notre habitude, dans la demi-pénombre. J'ai relevé mon coussin, elle s'est mise contre moi et je lui ai proposé ce biberon, au lieu de mon sein. Sein qu'elle n'a d'ailleurs pas réclamé. Et elle a bu ce biberon, comme si elle avait fait ça toute sa vie. J'ai versé une petite larme, puis j'ai réveillé le Daddy. Il l'a regardée, nous nous sommes regardés, surpris et émus. Puis la grenouille s'est rendormie, tout contre moi. C'était comme avant, et pourtant, profondément différent. Elle était grande.

C'est ainsi que j'ai dit au revoir à ces seize mois d'allaitement, à ces moments uniques et privilégiés, à ces câlins qui rythmaient notre journée, à ce sentiment si profond d'être utile, à ces instants de peau à peau, à mon bébé. Mais c'est aussi comme cela que j'ai accueilli cette petite fille, qui m'a montré qu'elle était indépendante, qu'elle n'avait plus besoin de moi, ou en tout cas, pas de cette façon. Et cette petite fille, je l'aime autant si ce n'est plus que le petit bébé qu'elle était.

Et vous, comment s'est passé le sevrage de votre grenouille ? Comment l'avez vous vécu ?

dimanche 24 mars 2013

Pâques ou la galère de l'allergique

Quand ta grenouille est allergique au lait, aux oeufs, à l'arachide et doit éviter les fruits à coque, je peux te dire que la préparation de Pâques et son orgie de chocolats relèvent du cauchemar. Pourquoi ? Parce qu'il est tout simplement impossible de trouver du chocolat qui évite tous ces allergènes dans le commerce !
J'ai tout fait, les grandes surfaces, les supérettes bio, grandes et moins grandes, et je n'ai jamais réussi à trouver du chocolat que la grenouille puisse manger.
Pourtant, j'étais pleine de bonne volonté, j'étais même prête à les faire toi-même ces chocolats. Mais il n'est même pas possible de trouver une simple tablette ou des pépites qui répondent à tous les critères. Le chocolat le plus "satisfaisant" que j'ai trouvé est le chocolat pâtissier Meunier mais il contient des traces de fruits à coque. Je me permets donc d'en manger, car la grenouille n'est pas allergique aux fruits à coque et qu'elle doit les éviter à cause d'un risque d'allergie croisée avec l'arachide, mais je me dis qu'à travers l'allaitement, le risque est quand même très limité. Cependant elle ne peut pas en manger elle directement. Donc, si votre enfant est "seulement" allergique au lait et aux oeufs, foncez. Sinon, passez votre chemin.
J'ai également eu une fausse joie avec le chocolat Bonneterre (en supérette bio). L'emballage ne mentionne aucun allergène ni aucune trace, alors je me suis dit : "youhou ! Ça y'est, j'ai enfin trouvé le Graal !" mais quand on contacte le service consommateurs, ce que j'ai fait après avoir acheté une tablette de chocolat pâtissier noir pleine d'espoir, il s'avère qu'il y'a toutes les traces possibles et qu'il ne convient donc pas aux allergiques ou en tout cas, pas à ma grenouille.


Alors comment faire ? Deux solutions s'offrent à toi :
- soit tu tires définitivement un trait sur le chocolat et te tournes vers les bonbons et autres jouets pour faire plaisir à ta grenouille, sachant qu'à la période de Pâques, on voit fleurir toutes sortes de conditionnement particulier pour les jouets, à savoir des oeufs,
- soit tu tournes vers ton nouveau meilleur ami, j'ai nommé Internet. Autant cet outil peut regorger de bêtises en tout genre et peut être chronophage, autant il peut receler de véritables bons plans et pépites. Ainsi, en farfouillant un peu, on peut tomber sur des boutiques en ligne spécialisées dans l'alimentation pour les personnes allergiques comme, par exemple, Allergoora, l'Epicerie des allergiques, Allergie & Co, Exquidia ou encore Parallerg. Certaines de ces boutiques proposent une classification des aliments en fonction des allergènes, avec un affichage clair, parfois sous forme de pictogrammes. Il est donc facile de s'y retrouver.

J'ai ainsi découvert trois marques qui proposent des chocolats exempts de la plupart des allergènes : Dammenberg, Kinnerton et Zero Zebra.
Dammenberg est une marque finlandaise qui propose des chocolats bio multi-évictions (blé, gluten, lait, lactose, oeufs, arachide, fruits à coque) et  effectue des tests en laboratoire sur ses produits pour s'assurer de l'absence de traces. Elle propose même une alternative au chocolat au lait avec un chocolat à base de riz ! 
Kinnerton est une marque anglaise qui propose elle aussi des chocolats sans blé, sans gluten, sans lait,  sans lactose, sans oeuf, sans arachide et sans fruits à coque.
Zero Zebra est une marque spécialisée dans le chocolat sans allergènes et elle propose également du chocolat alternatif au lait à base de riz. Les chocolats sont bio et issus du commerce équitable et sont testés pour s'assurer de l'absence d'allergènes. Ils tiennent cependant à préciser sur leurs emballages que les chocolats proviennent d'une unité de production utilisant des noix et du lait, mais assurent faire le plus attention possible pour éviter les contaminations et l'absence absolue de gluten et d'arachide (pour plus d'informations, voir )

Sinon, Papi a fait fort avec un cadeau de Pâques un peu avance et qui peut éventuellement être une solution supplémentaire : il lui a offert des poussins, des vrais … mais c'est une option que tu n'es pas obligé d'envisager.

Et vous, vous avez prévu de gâter vos grenouilles comment à Pâques ? Comment gérez vous les allergies de vos bouts de choux en cette période ?

jeudi 7 mars 2013

C'est la ga-lait-re ! (la suite)

Suite à mes grandes interrogations et à mon cruel dilemme dont je vous parlais , ainsi qu'à vos nombreux commentaires, conseils, témoignages ou suggestions (pour lesquels je vous remercie énormément), je suis allé voir un homéopathe, de façon à obtenir un autre avis médical (puisque  l'alternative des laits végétaux rejetée par ma pédiatre avait été conseillée à certaines d'entre vous par un médecin) quant au sevrage de la grenouille et surtout au choix du type de lait pour prendre le relais malgré ses allergies (au lait donc, mais aussi à l'arachide et à l'oeuf).

Rendez-vous était donc pris la semaine suivante. Et là, j'avoue que j'ai été assez surprise (voire désarmée). Je suis passée de la pédiatre qui rejette les "laits" végétaux et s'accroche aux laits artificiels de peur de ne pas répondre aux besoins nutritionnels de la grenouille à un médecin qui me dit : "du lait ? mais pour quoi faire ?"

Selon lui, l'alimentation lactée ne correspond visiblement pas à ma grenouille et il est donc inutile de s'obstiner. Il n'y a aucune nécessité à remplacer mon lait par un autre lait, une alimentation diversifiée suffit à couvrir ses besoins. "Quand un veau arrête de téter sa mère, vous croyez qu'il fait le tour des magasins de diététique pour savoir ce qui lui correspond le mieux ? Non, il mange de l'herbe et c'est tout !" Hormis le fait que ma grenouille n'a que peu de points communs avec un veau, je dois dire que son discours se tient et qu'on se prend peut-être beaucoup la tête pour quelque chose de naturel à la base, c'est à dire le sevrage.

Il avait également l'air de rejeter la consommation de lait dans notre société, lait que nous consommons en trop grande quantité et qui n'est pas adapté à notre organisme. Pour lui, nous sommes toujours dans l'optique d'après-guerre et la promotion intensive de l'industrie laitière à l'époque pour relancer l'agriculture française. Et évidemment, les laits de croissance ne seraient qu'un argument marketing des industriels du lait pour faire boire du lait à nos enfants et le vendre un lait plus cher, ce qui n'est pas faux selon moi.

Je pourrais donc, si je le souhaite, donner du "lait" végétal à la grenouille, par exemple au petit déjeuner, avec du cacao ou des céréales, accompagné d'une compote ou d'un fruit frais, mais cela ne revêt absolument pas de l'obligation et il n'y a aucune nécessité à vouloir systématiquement remplacer les tétées par un aliment lacté, et nul besoin selon lui de compléter avec des huiles. Il faudrait donc sortir du schéma traditionnel : un biberon le matin, un biberon le soir et un laitage au goûter.

Le plus désarmant dans cette histoire, c'est d'être bombardée de recommandations opposées : "donnez absolument du lait de croissance à vos enfants, surtout pas de lait de vache tout simple ou de "lait" végétal (sans quoi vous serez une mauvaise mère qui met en danger son enfant en l'exposant à de multiples carences) !!!" / "Pourquoi leur donner du lait ? Ce n'est pas une nécessité ! (sans quoi vous passez pour une mauvaise mère victime de la société de consommation prête à donner n'importe quoi à sa grenouille sous prétexte qu'elle a vu des pubs à la télé)"


Finalement, je crois que je ne me reconnais sur ce point dans aucun des deux médecins ou dans un peu des deux, parce que j'ai un peu eu l'impression de passer d'un extrême à l'autre et que j'ai besoin d'une voie du milieu pour me rassurer.
Je pense donc que je vais effectivement sevrer ma grenouille en lui proposant des "laits" végétaux car il ne s'agit plus d'un bébé et certains, voire la majeure partie, de ses besoins sont couverts par le reste de son alimentation. J'ai de plus noté que sur les briques de boissons végétales est indiqué que "cet aliment ne convient pas en aliment exclusif aux enfants de moins de 12 mois", cet avertissement ne concerne donc plus ma grenouille. Cependant je vais essayer de lui proposer une alternative pour chacune des tétés. Il s'agit pour moi d'une démarche plus psychologique que nutritionnelle, tout d'abord pour me rassurer, mais aussi pour la grenouille, pour qu'elle n'ait pas l'impression de perdre quelque chose. Elle aura donc droit à du lait avec des céréales le matin, un yaourt au goûter (de soja, de riz ou une crème à l'avoine, de façon à varier les plaisirs), et je n'ai pas encore vraiment de solution pour le soir : peut être un biberon, peut être un peu de lait ou de crème dans une purée, peut être une bouillie de céréales …  en introduisant tout cela au fur et à mesure et en enlevant les tétés progressivement évidemment. Tout ceci évidemment si la grenouille suit le mouvement et si tout se passe comme prévu, car mademoiselle sait déjà très bien ce qu'elle veut et e qu'elle ne veut pas et ne se gêne pas pour le faire savoir.

La machine est donc lancée, un biberon traine dans la cuisine depuis déjà un petit moment, le placard se remplit de briques de "lait" en tous genres, je commence à l'imaginer avec un biberon entre les mains …

J'ai hâte de lui faire découvrir de nouvelles choses, de nouvelles saveurs, de la voir prendre encore un peu plus d'indépendance mais j'avoue avoir un peu la boule au ventre de mettre fin à cet allaitement qui nous lie depuis sa naissance, pour lequel je me suis battue et qui fait partie de notre routine, de nos moments câlins, de cette relation si particulière qui nous unit. Je sais que c'est un nouveau départ qui s'offre à elle comme à moi, une nouvelle forme de liberté mais je dois aussi avouer que je ne le fais pas vraiment de gaieté de coeur. Il s'agit plus d'un "il faut" que d'un "je veux" et j'espère avoir la force de lui refuser ce qu'elle me réclamera immanquablement le matin en se réveillant, avec sa petite bouille pleine de sourire et de sommeil, en me montrant notre chambre et en me disant "maman" en pointant ma poitrine de son petit doigt.

Et vous, comment avez vous abordé le sevrage de votre grenouille ? Cela a-t-il été difficile ?

jeudi 21 février 2013

C'est la ga-lait-re !

Cela fait quelques temps que j'essaie de me faire à l'idée d'arrêter d'allaiter la grenouille, pas vraiment de gaieté de cœur, mais surtout à cause du régime imposé par ses allergies (dont je parlais ) et du fait que j'ai perdu pas mal de poids (et que je ne suis pas épaisse à la base) et que je suis constamment fatiguée et ai mes défenses immunitaires raplapla.

Cela fait par conséquent quelques temps que je cherche désespérément un lait qui puisse prendre le relais du mien de façon satisfaisante, c'est à dire sans que la liste des composants (quand on lit la liste, il s'agit en effet plus de "composants" que d'"ingrédients") ne me donne la gerbe. J'avais déjà parlé de mes galères de petits pots , me voilà à réitérer l'expérience avec les laits … mais cette fois, c'est pire !

Vu les allergies de la grenouille, on ne peut pas lui donner n'importe quel lait. Il faut que ce soit un lait APLV, c'est à dire dont les molécules de lait de vache ont été tellement fractionnées qu'elles en perdent leur côté allergisant, soit un "lait" de riz. Or, dans les différents laits qui m'ont été proposés, à savoir Modilac Expert Riz 2e Age et Picot Riz 2e Age, puis Nutriben, et enfin Pepti-Junior, on retrouve de l'huile de palme et de la taurine, parmi d'autres composants pas bien identifiés, en pôle position dans la liste d'ingrédients (il faut savoir que plus un ingrédient est en tête de liste plus sa présence est importante en quantité dans le produit) sans parler de ceux qui contiennent de l'huile de coco et qui présentent donc un risque d'allergie croisée avec l'arachide pour ma grenouille. S'ajoute à cela le fait que la plupart de ces laits ont la réputation d'avoir une odeur et un goût dégueulasses. Il n'en fallait pas plus pour me décourager.

A titre d'exemple, voilà la liste des composants du Modilac :
Maltodextrine, hydrolysat partiel de protéines de riz, huiles végétales (palme, palmiste, colza, tournesol, tournesol oléique), amidon précuit de maïs, triglycérides à chaînes moyennes (TCM), émulsifiants (lécithine de soja, esters citriques de mono et diglycérides d'acide gras), phosphate de calcium, chlorure de potassium, phosphate de potassium, vitamine C, hydroxyde de magnésium, L-lysine, chlorure de choline, taurine, inositol, vitamine E, anti-oxygènes (extrait riche en tocophérols, palmitate de L-ascorbyte), L-carnitine, uridine 5'-monophosphate de sodium, cytidine 5'-monophosphate, sulfate de fer, nicotinamide, sulfate de zinc, pantothénate de calcium, adénosine 5'-monophosphate, inosine 5'-monophosphate de sodium, guanosine 5'-monophosphate de sodium, riboflavine, vitamine B6, sulfate de cuivre, thiamine, vitamine A, iodure de potassium, acide folique, vitamine K, sélénite de sodium, sulfate de manganèse, biotine, vitamine D, vitamine B12.

MIAM !


J'ai donc cherché et cherche toujours une alternative à ces laits. Tout d'abord, impossible de trouver un lait artificiel bio qui puisse satisfaire aux besoins de la grenouille (ils sont tous à base de lait de vache, mais pas APLV, ou de lait de chèvre).
J'ai ensuite pensé aux "laits" ou devrais-je plutôt dire aux boissons végétales "normales", celles qu'on trouve sous forme de briques en grandes surfaces ou supérettes bio, la grenouille n'étant plus un nourrisson. Mais lorsque j'en ai parlé à la pédiatre, celle ci n'avait pas l'air super emballée et regrettait le fait qu'il n'y ait pas de "compléments" et que donc cela ne suffise pas à répondre aux besoins d'un bébé.
J'ai donc l'impression de me retrouver face à un dilemme : donner à ma fille soit un lait plein de trucs dégueulasses soit un lait qui ne répond pas à ses besoins ... entre la peste et le choléra.

Bien, mais alors, comment faire avancer le schmilblick ?

J'ai fait quelques recherches sur Internet (Internet, mon ami … ou pas) et suis tombée sur un lait en poudre adapté aux nourrissons et bébés composé de lait de jument et de "lait" de châtaignes (Bardo'Jum) qui peut être complété pour les acides gras poly-insaturés avec de l'huile de foie de morue (riche en omega 3 et en vitamines A et D), de l'huile d'onagre ou de bourrache  (riches en omega 6) et avec de la spiruline, afin de coller au mieux aux besoins des tout-petits. Sachant que 90 % des enfants allergiques au lait de vache réagissent au lait de chèvre (comme ma grenouille) mais que seulement 4 % réagissent au lait de jument; sachant aussi que le lait de jument est le lait qui se rapproche le plus du lait maternel, et enfin que ce lait a l'air d'avoir un goût agréable au vue des critiques, je me dit que ça se tente, et que surtout, ça peut valoir le coup d'en parler avec la pédiatre (oui, je reste optimiste quant à son ouverture d'esprit). Points négatifs : le prix (environ 16 euros les 400gr), l'indication "contient des fruits à coques" (je dois me renseigner pour savoir si cela ne concerne que la présence de châtaignes ou s'il peut y avoir des traces d'autres fruits à coque, auquel cas je pourrais tirer un trait sur cette option) et la forte teneur en sucres.

Je sais que certains se diront que je suis une psychopathe et que je me prends beaucoup trop la tête, ce qui est peut-être vrai. Mais il est important pour moi de préserver un maximum la grenouille de tous ces produits chimiques et autres merdes qui nous entourent, ne serait-ce que dans les premières années de sa vie, années où ce petit bout se construit à une vitesse fulgurante. J'ai bien conscience que je ne pourrais pas la faire vivre dans une bulle ni la protéger ad vitam aeternam et qu'elle est tout de même exposée à toute une flopée de saloperies (à travers mon lait notamment, puisque je ne fais pas spécialement attention à ce que je mange), mais je me dis que les quelques efforts que je fais réduiront potentiellement ses risques de développer une maladie bizarre dans le futur. C'est un peu mon principe de précaution personnel.

En attendant, vu que je suis dans le flou artistique le plus total, j'en appelle à vos conseils / avis / suggestions pour éclairer ma lanterne !

Comment avez vous choisi votre lait artificiel ? Comment avez vous géré l'allergie de votre grenouille ? Avez vous testé l'un des laits cités dans l'article ? Si oui, quel est votre avis ? Suis je la seule à avoir envie de vomir en voyant la composition des laits artificiels classiques ? Suis je une psychopathe ?

vendredi 18 janvier 2013

Bisphénol Aaaaaaaaahhhh !

Toutes les mamans ont déjà entendu ou vu ce mot, ne serait-ce que sur les sucettes ou les biberons : "sans Bisphénol A". Oui, mais le Bisphénol A, c'est quoi, et pourquoi c'est mieux quand il n'y en a pas ?

Le Bisphénol A est un composé chimique qui entre dans la compositions de certains plastiques et résines et que l'on retrouve dans nombre de contenants alimentaires, par exemple boites de conserves, canettes, bouteilles en plastique, vaisselle jetable … mais aussi dans les lunettes de soleil ou certains jouets.

Sa dangerosité fait actuellement débat mais il semblerait que le Bisphénol A ou BPA agisse comme un perturbateur endocrinien sur l'organisme humain et soit cancérigène. On le retrouve dans le sang, les urines, le liquide amniotique et le placenta. Il serait à l'origine de la précocité de la puberté chez certaines petites filles, de certains cas d'obésité infantile, ainsi que de troubles cardiovasculaires et rénaux chez les enfants et les jeunes, fortement exposés à cette substance. Selon une étude récente menée par des chercheurs français de l'Inserm, il serait à l'origine, avec une  faible concentration, égale à celle que l'on peut retrouver dans certains organismes humains, de malformations génitales chez les garçons et de la baisse de fertilité chez les hommes, en réduisant la production de testostérone.

Le Bisphénol A est réputé pour migrer du contenant vers son contenu, et ce phénomène est accentué par la chaleur. Pour limiter cette "contamination", il est donc conseillé de ne pas faire chauffer vos aliments directement dans une boîte de conserve ou un récipient en plastique.


Le Bisphénol A est interdit depuis 2011 dans les biberons. Son interdiction dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans n'existe que depuis le 1er janvier 2013 et bonne nouvelle : l'interdiction du Bisphénol A va s'étendre à tous les contenants alimentaires à partir de 2015.

En attendant, si vous voulez réduire votre exposition au Bisphénol A, ce qui est fortement conseillé pour les enfants et les femmes enceintes, virez le plastique de votre cuisine et préférez lui des ustensiles en inox, en verre ou en porcelaine. Préférez les conserves en bocaux aux boites. Evitez les plats cuisinés en barquette et les bouteilles d'eau en plastique.

Et vous, faites vous la chasse au Bisphénol A ?

vendredi 31 août 2012

Breastfeeding in progress

Malgré une résurgence et un encouragement affiché de la pratique, la France a, à mon avis, encore beaucoup à faire en matière d'allaitement maternel. 

En termes de statistiques, environ 60 % des mères allaitent au sortir de la maternité. Seulement la moitié d'entre elles continuent d'allaiter après 3 mois et en moyenne, la durée de l'allaitement n'est "que" de 10 semaines. C'est peu, sachant que l'OMS recommande un allaitement exclusif jusqu'à 6 mois.
En Norvège, c'est 99 % des femmes qui allaitent au sortir de la maternité, 95 % en Finlande, 90 % en Suède et au Danemark, 85 % en Allemagne et 75 % en Italie. La France est donc "un peu" à la traine.



Il y a tout d'abord à mon humble avis une insuffisance en ce qui concerne les lois et la politique gouvernementale en matière d'allaitement. Un congé maternité de seulement trois mois n'est pas vraiment un encouragement à l'allaitement. Sachant qu'il faut un bon mois pour que les choses se mettent en place et que dans l'idéal le sevrage doit se faire progressivement, il ne reste donc que quelques semaines pour allaiter sa grenouille en toute sérénité. Il est vrai qu'il existe dans le droit du travail des aménagements pour permettre aux femmes qui le désirent de continuer à allaiter leur bambin : vous avez droit à une heure par jour (non rémunérée la plupart du temps, en fonction des conventions collectives) pour allaiter ou tirer votre lait. Whaou, super, merci ! Je crois qu'on peut dire sans trop se tromper que c'est encore une loi faite par des hommes pour des .... femmes ! Ils ont pensé à l'aspect pratique ou pas ? Non, parce que, techniquement, c'est censé se passer comment ? Il faut "se traire" dans les toilettes entre deux coups de fil / réunions / heures de cours, et envoyer son lait par coursier ou pigeon voyageur ? Disons le honnêtement, allaiter après la reprise du travail, c'est possible, mais c'est une vraie galère et il n'est pas étonnant que la plupart des femmes soient découragées. L'option la plus simple pour pouvoir allaiter tranquillement un peu plus longtemps est de prolonger son congé maternité avec un congé parental, mais ça n'est pas malheureusement pas à la portée de toutes les bourses. Il faut savoir que tous les parents (hommes et femmes, je tiens à le préciser, bien qu'en matière d'allaitement, les hommes ne peuvent pas vraiment nous aider) ont le droit de prendre un congé parental jusqu'aux trois ans de leur enfant. Seulement, cela veut dire plus aucun salaire pendant la période choisie. Il y a bien des aides de la CAF (environ 500 € pendant 6 mois pour un premier enfant) mais rien qui ne remplace un salaire. Et puis, l'adage "allaiter ou travailler, il faut choisir" n'est peut-être pas au goût de tout le monde, et c'est bien compréhensible.
A titre de comparaison, en Norvège, les femmes bénéficient d'un congé maternité pouvant aller jusqu'à 10 mois à plein traitement et 1 an à 80 %. En Suisse, en Belgique et au Luxembourg par exemple, une pause (rémunérée !) est accordée sur leur temps de travail aux femmes qui allaitent.
Autant dire qu'il y a encore des progrès à faire ! 

Ensuite, en ce qui concerne le corps médical, il y a un manque évident de formation et d'information. La mode est à l'encouragement affiché de l'allaitement mais bien souvent, dès la maternité, le moindre "pépin" sonne la fin d'un allaitement possible. En dehors des sages femmes qui sont souvent de bons conseils, le personnel encadrant n'aide souvent pas vraiment à la mise en place ni à la prolongation de l'allaitement. Il perpétue la plupart du temps les mythes du manque de lait ou du lait pas assez nourrissant et tend à prescrire des compléments qui signeront souvent la fin d'un allaitement qui aurait pu fonctionner si la mère avait été correctement informée. Sans parler des courbes de poids des carnets de santé qu'on veut que nos bébés "respectent" alors qu'elles ne correspondent en rien au développement d'un bébé allaité. J'ai moi-même du "lutter" à la maternité pour qu'on ne donne pas de complément à ma grenouille lorsque cela n'était pas absolument nécessaire (elle y a eu droit une fois car elle faisait de l'hypoglycémie suite à mon diabète gestationnel). Je sais que ça peut paraître fou à dire mais, si vous tenez à la poursuite de votre allaitement (si cela ne met évidemment pas en danger la santé de votre enfant), n'écoutez pas forcément les conseils de votre pédiatre/médecin (notamment s'il vous présente comme toute première solution de donner des compléments de lait infantile, sans avoir fait d'examens, posé de questions sur le comportement de votre enfant, ni essayé de palier à un éventuel problème de lactation au préalable, ou vous suggère de peser votre enfant avant et après la tétée pour voir ce qu'il a pris, technique qui ne révèle rien de concret et n'est pas efficace) et tournez vous plutôt vers une conseillère en lactation ou une association d'allaitement. Cela m'est arrivé dernièrement et autant vous dire que j'ai décidé de changer de pédiatre. Trouver un pédiatre compétent en matière d'allaitement constitue un vrai parcours du combattant. Un aspect de plus qui peut décourager plus d'une maman ou la mettre sur une mauvaise piste et abréger malgré elle un allaitement pourtant en bonne voie.

En ce qui concerne les infrastructures, on peut également dire que le monde français n'a pas vraiment été pensé pour les femmes allaitantes. Peu nombreux sont les lieux publics dotés de pièces dédiées à l'allaitement ou aux familles tout simplement. Cela ne m'avait jamais choquée jusqu'à ce que j'aille en Australie. Là bas, pas un centre commercial sans ce qu'ils appellent une "parents room". Je pensais à une simple pièce avec une table à langer, en bonne Française que je suis, mais en fait il s'agit bien souvent d'une pièce avec une ou plusieurs tables à langer, micro-ondes et coin allaitement avec fauteuil et rideau pour pouvoir s'isoler. Le seul endroit où j'ai vu un tel lieu en France est à Ikéa (encore nos amis les Suédois). Voilà qui peut effectivement encourager les mères pudiques à allaiter et à éviter aux mères allaitantes de déballer leur sein en public ou de se casser le dos sur un banc en bois, quoiqu'on devienne rapidement une maman tout terrain avec un peu de pratique.

En parlant de ça, concernant l'opinion publique, il y a aussi du boulot. C'est quoi exactement le problème avec le fait d'allaiter en public ? En effet, quelle femme en train d'allaiter son bout de chou n'a pas eu droit à une remarque du type "et la pudeur, bordel ?" ou à un regard de travers ? Pourquoi certaines personnes s'offusquent-elles de voir un petit bout de sein qui nourrit un enfant, alors qu'elles sont bombardées à longueur de journée d'images de nanas à moitié à poil sans que cela ne les dérange ? Qui devrait se sentir le plus gêné : la mère dont le sein est nourricier ou celui qui y voit quelque chose de sexuel ? Malheureusement, c'est bien souvent la première. Et je dois dire que ça me sidère. Bon, j'exagère un peu, je n'ai eu le droit qu'à très peu de remarques, mais à voir certaines remarques qui peuvent circuler sur le net ou à la télé, il y a encore du chemin à parcourir.
De plus, dans les esprits, je trouve qu'il y a une certaine forme d'incohérence. Vous passez bien souvent pour une mauvaise mère si vous ne voulez pas allaiter (ce qui n'est évidemment pas le cas, je tiens à le préciser, je ne suis pas une militante pro-allaitement, chacune fait ce qu'elle veut de son corps, décider ou pas d'allaiter est un choix très personnel). Dans le même temps, vous passez pour un phénomène étrange si vous allaitez plus de trois mois. J'avoue n'avoir eu que très peu de problèmes à allaiter en public lorsque la Grenouille était petite (de manière discrète quand même, hein, faut pas exagérer !), j'ai un peu plus de réticence maintenant. Elle n'a pourtant pas 10 ans ! Est-ce à cause du regard des gens ou d'une sorte d'auto-censure ? Je n'en sais trop rien, mais le fait est que j'ai l'impression que cela n'est pas toujours bien perçu, sans que j'arrive à vraiment comprendre pourquoi.

Et vous, quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Est-ce que certains des aspects énumérés ci dessus vous ont dissuadée d'allaiter ?

vendredi 24 août 2012

On a diet ... again !

Après le diabète gestationnel et son régime sans sucres, me voilà à suivre un tout autre type de régime. Pourquoi me direz-vous ?

Et bien, nous nous sommes rendu compte que la grenouille était allergique au lait de vache, aux oeufs et à l'arachide. Comme si cela ne suffisait pas, elle est également allergique au lait de chèvre et potentiellement au lait de brebis. Comme je l'allaite toujours, je dois donc bannir de mon alimentation ces différents éléments, qui sont pourtant des ingrédients de base de nombreux produits. On appelle cela un régime d'éviction : on retire de l'alimentation les éléments allergisants, de façon à ce que le corps arrête de produire et finisse par se débarrasser des anticorps qui réagissent à ces molécules (si j'ai bien tout compris). Au bout de quelques temps de régime strict, on peut réintroduire les aliments petit à petit.
Moi qui décortiquais les étiquettes pour les aliments de la grenouille (voir ), me voilà obligée de le faire pour moi également. Exit donc les petits gâteaux (encore !), les quiches, les pizzas (oui, une pizza sans fromage, ça se mange, mais c'est quand même beaucoup moins appétissant et ça ressemble seulement de loin à une pizza), les yaourts, la crème fraiche, le beurre (et les pains au chocolat, bouhou!), les fromages, les crèmes glacées et autres joyeusetés. Ajoutez à cela les aliments qui contiennent des traces d'oeufs, de lait ou d'arachide, et  vous pouvez également dire au revoir aux sorbets et au chocolat même noir, entre autres (comment ça je suis une gourmande ?). Nous avons cependant de la chance car la grenouille ne semble pas réagir aux viandes de boeuf et de veau ni au soja, ce qui est parfois le cas chez les enfants souffrants d'allergies au lait de vache.



Comment nous sommes nous rendus compte de ces allergies ? Mademoiselle Grenouille a fait à plusieurs reprises des poussées d'urticaire, sans qu'on puisse précisément en déterminer la cause. Nous sommes donc allés consulter une pédiatre allergologue, qui lui a fait une petite batterie d'analyses : prise de sang, prick tests ...  Et voilà le résultat !
Nous avons ainsi pu mettre une cause sur ses crises d'urticaire et probablement sur l'eczema  qu'elle développe (raisonnablement dans l'ensemble certes) depuis qu'elle est toute petite. Suite à ces examens, nous nous sommes récemment rendu compte que certaines poussées d'urticaire survenaient lorsque nous la touchions après avoir touché du fromage par exemple ... Pas du tout réactive cette petite !

Me voilà donc à explorer les rayons diététique et à découvrir nombre d'aliments dont je ne soupçonnais même pas l'existence : lait de riz enrichi en calcium grâce à une algue, lait d'amande ou d'avoine, préparation culinaire à base de lait d'épeautre pour remplacer la crème fraiche, desserts à base de lait de riz ... Il y a aussi évidemment le bien connu lait de soja qu'on ne présente plus. J'essaie cependant de ne pas consommer trop de produits à base de soja car celui-ci contient naturellement des oestrogènes, ce qui peut perturber la lactation. Et puis on va peut-être éviter de bombarder la grenouille d'hormones tout de suite.

Il est possible que ces allergies disparaissent avec le premier anniversaire de la grenouille. Je le lui souhaite, car ce ne serait vraiment pas rigolo pour elle que ces allergies s'éternisent. Je dois cependant dire que j'ai un peu "paniqué" au début en me disant que l'alimentation allait devenir une vraie galère, mais mes explorations des différents rayons de supermarchés et autres supérettes bio m'ont rassurée. On trouve désormais énormément de produits destinés aux personnes souffrant d'allergies, ce qui leur permet de pouvoir varier leurs aliments et de vivre à peu près normalement.
Cependant il faut avouer que c'est toujours difficile à gérer lorsque l'on veut manger à l'extérieur. Manger au resto devient quasi impossible ou en tout cas compliqué, et lorsque l'on est invité, c'est toujours un peu  gênant, la famille ou les amis se pliant en quatre pour que vous puissiez manger quelque chose.

Et vous, vos grenouilles ont-elles développé des allergies ? Comment avez vous géré cette situation ?

vendredi 17 août 2012

Purées ou Morceaux ?


Au moment de la diversification, je suis tombée sur une association de mot jusqu'alors inconnue : baby led weaning ou la diversification gérée par bébé. Mais qu'est ce que c'est y donc ?

Il s'agit d'attaquer la diversification directement par les aliments solides en morceaux. Exit les purées et les petits pots. On propose à l'enfant plusieurs aliments à texture fondante au début (sous forme de petits bâtonnets ou de gros morceaux par exemple) qu'il va dans un premier temps lécher et sucer puis progressivement manger. C'est l'enfant qui attrape lui même sa nourriture avec les mains (on est d'accord, c'est plus facile qu'avec les pieds, quoique, ma grenouille tient parfois plus du singe que de la grenouille) et il partage le plus souvent le repas de la famille (à condition de manger équilibré, le steak frites, ça va pas être possible à tous les repas), depuis sa chaise haute ou sur les genoux d'un adulte. Jusqu'à ses un an, on ne compte pas la quantité et on ne force pas bébé à manger : la grenouille mange ce qu'elle veut, surtout si elle est allaitée à la demande. L'enfant devient donc acteur de sa diversification et développe son autonomie. Le but est d'explorer différentes textures mais surtout de suivre le rythme et le développement de son enfant. La nourriture solide ne lui est proposée que lorsqu'il est prêt, le plus souvent vers 6 mois. Quels sont les signes ? La grenouille prête à découvrir le monde des saveurs se tient correctement assise, vous regarde manger avec intérêt, ouvre la bouche lorsque vous approchez une cuillère ou un aliment ou essaie d'attraper les aliments à sa portée et de les porter à la bouche. Les aliments sont donnés en complément du lait, qui est lui même donné en début de repas. Les risques d'étouffement sont faibles du fait que l'enfant apprend directement à mastiquer avec ses gencives. Le fait d'être en morceau favorise l'éveil aux textures et conserve le goût des aliments, ce qui n'est pas le cas des purées. Comme pour une diversification « classique », il faut introduire un aliment à la fois pour détecter un éventuel problème de digestion ou d'allergie. Evidemment cette découverte des aliments doit se faire sous haute surveillance.

Cette méthode s'adresse essentiellement aux bébés encore allaités au moment de la diversification, mais rien n'empêche de le faire avec un enfant nourri au biberon. Il est également possible d'utiliser cette méthode après l'introduction des purées avec un bébé plus âgé pour faire du repas un jeu et un moment convivial. Cela peut également être une bonne alternative pour les bébés qui refusent les purées ou font la grimace à chaque repas.

Peu d'études ont été faites au sujet du baby led weaning. Charlotte M. Wright de l'université de Glasgow a montré que le Baby Led Weaning pouvait entrainer des problèmes nutritionnels chez une minorité d'enfants dont le développement est plus lent et qu'il était donc préférable de proposer des purées à la cuillère en complément des aliments en morceaux (http://www.sciencedaily.com/releases/2011/01/110112081454.htm). Une étude menée par Ellen Townsend et Nicola J. Pitchford de l'université de Nottingham a conclu que la diversification gérée par le bébé réduisait les risques d'obésité chez l'enfant et que les bébés qui avaient géré leur diversification avaient une plus grande attirance pour les aliments sains (http://bmjopen.bmj.com/content/2/1/e000298).


Je pense qu'il peut effectivement être sympa de partager son repas avec sa grenouille (même s'il y a probablement un effet de mode derrière ce concept), mais en faisant quand même attention aux aliments introduits. Le pain et les aliments crus au début de la diversification, très peu pour moi. Mais je ne suis pas contre lui donner des morceaux en complément de ses purées. Ma Grenouille a déjà essayé avec un haricot vert qu'elle a aspiré comme un spaghetti et avec de nombreux fruits frais bien mûrs. J'avoue que ça me tente assez, même si ça me fait un peu flipper sur le coup (mais c'est parce que je suis pas du tout d'un tempérament stressé à la base). Une expérience à approfondir en ce qui me concerne, surtout que cela deviendra plus facile quand ma grenouille aura des dents (9 mois, toujours pas de dents, tout va bien).

Et vous, cela vous tente-t-il ? Comment avez vous abordé la diversification avec votre grenouille ?

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lundi 30 juillet 2012

Milky Way

Ah, l'allaitement, quelle merveilleuse aventure !... Mais aussi, quelle galère ! En dehors des petits tracas et des problèmes techniques (qui ne sont certes pas négligeables et sur lesquels je reviendrai probablement), je dirais qu'en matière d'allaitement (pour ne pas dire en matière d'éducation en général), l'enfer c'est surtout les autres, pour aller dans le sens d'un philosophe à lunettes bien connu.

Tout commence dès l'arrivée de la grenouille, encore toute gluante. En future maman prévenante, vous vous êtes bien documentée sur la question, de livres sur la grossesse en cours de préparation à l'accouchement, glanant un maximum d'informations pour que tout se passe au mieux. Vous savez que la grenouille doit être mise au sein le plus tôt possible pour un allaitement réussi et vous vous imaginez déjà avec ce petit être lové contre vous à peine sorti de votre chair. Et là, patatra, la réalité se rappelle à vous ! Après deux petites minutes de câlin, voilà qu'on vous arrache votre grenouille, sans que vous ne sachiez précisément pourquoi. Vous restez seule en tête à tête avec le gynéco (enfin pour être honnête et sans verser dans les  détails sordides, ce n'est pas précisément votre tête qui l'intéresse) et vous attendez qu'il ait fini sa mission en vous demandant si bébé va bien. Vous comptez les secondes, puis, 45 minutes plus tard, voilà le Daddy, la grenouille dans les bras, qui passe le pas de la porte. Vous êtes envahie par la joie et l'envie de serrer cette petite chose dans vos bras et de faire enfin sa connaissance. Vous vous dites que vous allez enfin pouvoir lui proposer la tétée de bienvenue, ce que vous faites, bien maladroitement. Vous êtes toute émue de voir votre grenouille chercher frénétiquement votre sein, ressemblant en l'occurrence plus à un petit chat qu'à une grenouille. Mais là, tout de suite, votre position n'est pas des plus confortables, et puis vous êtes un peu impressionnée, et oh ! cette sensation, c'est nouveau, ça fait pas franchement mal mais euh, bon, c'est bizarre quand même. Vous essayez de vous rappelez de ce que vous aviez lu mais là, d'un coup, c'est un peu confus. Vous cherchez du regard autour de vous une âme charitable qui pourrait vous prodiguer quelques conseils, mais tout le monde a foutu le camp. Le seul regard que vous croisez, ce sont les yeux ébahis et humides du Daddy (bon, c'est déjà pas si mal). 


Puis vous voilà dans votre chambre. On vient de temps en temps vous demander si tout va bien, on en profite pour vous montrez quelques positions d'allaitement parce que "faut varier pour éviter les crevasses". Vous variez, vous avez des crevasses, on vous donne des astuces pour soulager vos seins (eau chaude, cataplasme de smecta, crème à la lanoline, laisser les seins à l'air). Vous essayez de décrypter les signaux de faim, mais vous ne parlez pas encore couramment bébé. Vous vous dites qu'un bébé pleure s'il a faim. Vous voyez que la grenouille cherche à tétouiller, vous croyez à un besoin de succion, pas à de la faim, vous vous trompez, vous apprenez. Cela prend des heures, des jours et cela prendra même des semaines à se mettre en place. Mais vous êtes persévérante, vous y arriverez.

Mais la grenouille a perdu du poids sans trop en reprendre pendant ces quelques jours. Alors on s'inquiète, les sages femmes et les auxiliaires de puériculture défilent, apportant chacune son lot de conseils. Ca serait agréable en soi, de se sentir aidée et épaulée dans cette nouvelle expérience. Mais c'est tout le contraire. L'une dit blanc, l'autre noir. "Ne vous inquiétez pas, écoutez votre bébé. C'est normal, un bébé allaité, ça n'a rien à voir avec un bébé au biberon. Au début, ils mangent peu. Il n'a pas de lait mais du colostrum en faible quantité. Ca prend du temps" ou "Il faut qu'elle tète vingt minutes toutes les trois heures, même si elle dort, vous la réveillez toutes les trois heures". En l'occurrence, la grenouille tète un maximum de cinq minutes, avec parfois de longues heures d'intervalle.
Un jour, une auxiliaire de puériculture rentre dans votre chambre, et là, c'est la goutte d'eau : "Alors comment ça se passe ? Elle a mangé ?
- Oui ! Elle a fait deux tétées de vingt minutes à trois heures d'intervalles, je suis contente !
- Bon alors, vu qu'elle ne reprend pas assez de poids, on va mettre en place des compléments (euh...elle a bien écouté ou elle fait semblant de pas entendre ?). Donc ce qu'on va faire, c'est que vous allez peser votre bébé avant et après la tétée pour voir ce qu'il a pris (technique complètement absurde et inutile selon les dires de plusieurs sage femmes. Prenez vous forcément 200 grammes sur la balance lorsque vous mangez une belle entrecôte ?) et puis lorsque vous la mettrez au sein, on lui mettra une paille dans la bouche avec du complément, comme ça elle mangera et elle stimulera votre sein en même temps (Mais quoa ? C'est quoi cette technique de barbare ?).
- Hum ... Oui ?
- Oui, parce qu'en plus, je suis pas sûre de votre montée de lait.
- Euh ... bah, je crois que si (en fait, je suis sûre que si, avoir les seins tendus comme des peaux de tambour, si c'est pas une montée de lait, je sais pas ce que c'est)
- Oué, bah, je suis pas sûre, dit-elle à deux mètres de distance, sans même toucher. (Les auxiliaires de puériculture seraient semble-t-il dotées d'un rayon infrarouge capable de détecter une montée de lait à plusieurs mètres)
- ... (bouillonnement intérieur)

Finalement, vous ne faites rien de ce qu'elle a dit et faites appel à l'une des sages femmes, qui est semble-t-il plutôt d'accord avec vous et qui fera en sorte que le reste de l'équipe vous foute la paix. On vous gardera finalement un jour de plus, vous grugerez un peu lors de la pesée avant la sortie en donnant la tétée juste avant, la balance affichera 100 grammes de plus, tout le monde sera content et vous pourrez sortir, enfin !
La grenouille regagnera son poids de naissance en 6 jours et vous allaiterez encore au bout de huit mois.

Effectivement, je crois que l'auxiliaire de puériculture avait raison, pour la montée de lait, je suis pas bien sûre non plus.

Et vous, avez vous connu des galères lors de la mise en place de l'allaitement ? Comment avez vous vécu cette expérience et les premiers jours à la maternité ?

mercredi 25 juillet 2012

C'est vraiment pas de (petit) pot !

Je ne sais pas si je suis la seule à être choquée mais, bien souvent, lorsque je me balade dans les rayons de mon supermarché et que je suis à la recherche de petits pots pour la grenouille, je suis prise d'une soudaine envie de vomir : amidon de maïs, acide ascorbique, vitamines en tout genre, ajout de sel ou de sucre, huiles végétales (sans qu'on sache parfois précisément lesquelles) et j'en passe. Des noms comme Naturnes ou des logos précisant "Nouveau ! Juste l'essentiel" ou encore "100% d'ingrédients naturels" sont censés nous rassurer (non mais sérieusement ils comptaient mettre quoi dans la bouffe pour les petiots ?), mais quand on regarde les étiquettes, on se retrouve face à une liste interminable d'ingrédients. Les petits pots bio contiennent souvent moins d'ingrédients superflus mais on y retrouve régulièrement du riz cuit ou de l'acide ascorbique, pas vraiment nécessaire.

J'avoue avoir recours aux petits pots par flemme de faire mes purées et compotes maison, même si cela m'arrive, notamment pour faire découvrir les légumes et les fruits qu'on ne trouve pas dans les préparations toutes faites. Pourquoi s'embêter à faire une purée de carottes alors qu'on les trouve en petit pot, hein ? Cela dit, j'aimerais que le petit pot que je donne à ma grenouille se rapproche le plus possible d'une purée que j'aurais pu faire moi-même : seulement quelques ingrédients, pas de céréales ou d'amidon, pas ou peu d'huile, pas de vitamines (y'en a dans les fruits et les légumes, non ?). Et je ne parle même pas de la galère du début de la diversification, où il faut introduire les aliments un à un pour identifier une éventuelle allergie et affiner le palais de votre grenouille : vous avez alors simplement le choix entre pomme, poire ou carotte. S'ajoutent à cela certains ingrédients qui ne semblent pas forcément adaptés à l'âge inscrit sur le pot, comme de l'ananas, de la myrtille ou de la fraise à partir de 6 mois, voire parfois 4. Autant dire que je peux facilement passer une demi-heure devant le rayon pour ne repartir qu'avec trois malheureux petits pots.



Si vous aussi, vous faites la chasse aux ingrédients superflus, voilà quelques pistes :
  •  pour les fruits, je prends des compotes bio sans sucre ajouté (Danival, en supérettes bio). C'est quasiment pareil qu'un petit pot, à l'exception de la texture, plus granuleuse, et c'est moins cher. Je regarde bien sur l'étiquette à ce qu'elles ne contiennent que du fruit.
    Sinon, il y a les traditionnels petits pots bio : toute la gamme fruits de Babybio, les petits pots 100% de Holle. Chez Hipp, il y a ajout systématique d'acide ascorbique comme antioxydant. Certains petits pots de grandes surfaces font également l'affaire, notamment dans les marques distributeurs (Carrefour dont la gamme bébé est bio, Casino ...). 
  •  pour les petits pots de légumes, certains petits pots de grandes marques ne contiennent que du légume et de l'eau de cuisson :
    • Nestlé : P'tit Pot (80 gr) : Carotte, Petits pois, Pommes de terre
    • Blédina : Mon 1er Petit Pot : Carotte, Epinard, Artichaut, Pomme de terre Poireau, Haricot vert (Faire attention à ce que les petits pots portent la mention "Nouvelle Recette ! Juste l'essentiel", sans quoi vous aurez droit à la liste d'ingrédients à rallonge.) 
    • En bio, les petits pots Babybio ne contiennent que du légume et éventuellement un peu d'huile d'olive ou des herbes aromatiques. Chez Holle, la plupart contiennent uniquement du légume, sauf quelques pots où il y a un ajout de riz ou de farine de riz. Idem chez Hipp.
  • pour les petits pots "menus", j'ai laissé tomber les grandes marques, avec leur amidon transformé de maïs, leur sucre et leur sel, leurs arômes certes naturels ... J'achète essentiellement les petits pots de la marque Babybio, parfois Hipp, ou je mélange des petits pots de légumes avec de la viande que j'ai moi-même faite cuire et mixée. Les petits pots des marques Prémibio et Good Goût ont l'air bien aussi, mais je ne les ai jamais vu en grandes surfaces ou supérettes bio et ne les ai donc pas testés.

Et vous, quelles sont vos astuces pour essayer de faire manger votre grenouille le plus sainement possible ? Quelles ont été vos galères lors de la diversification ?